Après Osaka, on s’est dirigés vers Fujiyoshida, juste à côté du mont Fuji. Pour s’y rendre, on a pris le Shinkansen (train à grande vitesse) jusqu’à Atami, pris une voiture de location, pis fait le reste en char.
Petit mot sur le Shinkansen. Tu réserves tes billets dans l’application SmartEX. Dans l’application, tu relies tes billets à ta carte ICOCA, la même qu’on utilise pour le métro et les autobus partout. Une seule carte pour tout le transport en commun du pays. Pas de niaisage.
Tu arrives à la gare genre 15 minutes d’avance. Tu passes ta carte, tu rentres. Pas de file, pas besoin de parler à personne, pas besoin de pesée tes bagages. Si t’as réservé un siège, tu t’assois là. Sinon, tu vas dans un wagon sans réservation pis tu trouves une place.
Si ton billet dit 8h47, le train part à 8h47. Pas 8h48. Même chose pour l’arrivée. C’est complètement fou à quel point c’est précis.
Tu peux faire 200 km en environ une heure pour à peu près 50 $. Les sièges sont confortables, plein d’espace pour les jambes, Wi-Fi gratuit. C’est juste… facile. Tellement mieux que l’avion. Pis crissement en avance sur VIA Rail. J’espère vraiment que ceux qui travaillent sur le train à grande vitesse “peut-être un jour” entre Québec et Toronto sont allés faire un tour au Japon. Parce que c’est comme ça que ça devrait marcher.
Voici un petite vidéo pour montrer à quel point ces trains-là vont vite, surtout quand ils passent à toute allure dans une gare sans s’arrêter.
On est arrivés à Atami pis on a récupéré notre voiture de location : une Nissan Dayz. C’est une kei car, donc un “véhicule léger”. Ces autos-là ont des moteurs d’un maximum de 660 cc. Genre la moitié du plus petit char chez nous. Mais ils ont plein d’avantages ici : taxes plus basses, péages moins chers, meilleure consommation d’essence. Pis on a quand même réussi à rentrer toutes nos valises dedans. Il y en a partout au Japon.


On est arrivés à Fujiyoshida pis on s’est installés dans notre appartement. Après plus de 10 mois de voyage pis un nombre ridicule d’hébergements, celui-là est mon préféré. Juste parfait. Super confortable, très style japonais, déco vraiment belle. C’est à un Canadien de l’île de Vancouver qui a déménagé au Japon.
En plus, il y avait un Super Famicom (Super Nintendo) pis une arcade privée. Grosse réussite avec les enfants (pis Mylène).







Fujiyoshida, c’est là qu’on trouve une des vues les plus connues du Japon : la pagode rouge avec le mont Fuji en arrière. La meilleure lumière, c’est au lever du soleil, vers 5h30. La météo avait l’air bonne (ce qui n’est pas garanti, Fuji est caché dans les nuages presque 300 jours par année), donc j’ai décidé d’y aller.
J’avais entendu dire qu’il y avait du monde. En plus, c’est le pic des cerisiers en fleurs. Fait que je me suis dit qu’arriver à 5h00, 30 minutes avant le lever du soleil, ça serait assez de bonne heure.
C'était pas.
Emma est venue avec moi, ce qui était le fun. Mais quand on est arrivés juste avant 5h00, il y avait déjà une tonne de monde. Pis j’ai pas pu avoir l’angle exact que je voulais. Bref… assez frustrant. On a quand même eu des bonnes photos, juste pas LA photo.





Plus tard dans la journée, on est allés à Oishi pour d’autres vues du mont. Il y a plein de fleurs dans le parc, donc tu peux bien cadrer Fuji en arrière. Ça vaut vraiment la peine.
Sur les photos, le mont Fuji a l’air d’une montagne “normale”. Mais en vrai, c’est vraiment impressionnant. Il fait 3 776 m de haut. Pour comparer, dans les Rocheuses canadiennes, ce serait le deuxième plus haut sommet après le mont Robson. Mais ce qui le rend encore plus spectaculaire, c’est qu’il est tout seul. Sa proéminence est aussi de 3 776 m. Au Canada, il y a juste le mont Logan qui à une plus haute proéminence . Fait que sur photo, ça paraît pas si gros, mais en vrai, c’est assez incroyable.





Après ça, on a marché sur la rue principale de la ville, qui a aussi une super vue sur Fuji. Le problème, c’est que… c’est une vraie rue avec des chars. Pis il y a toujours du monde qui marche dans la rue pour prendre des photos. Les locaux sont pas trop contents, on les comprend. Il y a maintenant des agents de sécurité dont la job est essentiellement de crier après les touristes qui font des niaiseries.






On est retournés à l’appartement. Mylène est allée au point de vue célèbre plus tard dans la journée, mais rendu là, il y a une file pis une limite stricte de 5 minutes. La vue est incroyable, mais l’expérience un peu moins.

Le lendemain matin, je suis retourné pour une deuxième tentative. Cette fois, je suis arrivé une heure plus tôt. Toujours pas assez tôt.
Il y avait déjà une douzaine de personnes avant moi. J’ai pas encore eu le point parfait, mais j’étais à environ 1,5 mètre de la place idéale, donc mieux que la veille. Le désavantage : se lever à 3h30. Pas idéal. Mais bon… on vit juste une fois, non?




Plus tard, on a visité un petit village traditionnel, un peu comme celui de Takayama mais en beaucoup plus petit. Avec une super vue sur Fuji.







Sur le chemin du retour, on s’est arrêtés dans un magasin qui s’appelle Hard Off. Techniquement, c’est une friperie, mais ça ne rend pas justice à la place. C’est complètement fou. Électronique, caméras, lentilles, instruments de musique, jeux vidéo, tourne-disques, vêtements… il y a de tout. Pis ça sent même pas bizarre. (Sérieux, pourquoi toutes les friperies sentent pareil au Canada?)
Je me suis acheté une manette de Super Famicom. Elles sont différentes de celles du Super Nintendo pis elle coûtait 3 $. Impossible de pas l’acheter.
Emma, elle, s’est acheté un complet. Tenue complète. Jupe pis cravate. Aucune idée pourquoi, mais elle en voulait un depuis des mois, fait qu’elle était ben contente.




On est retournés à l’appartement pis on a passé la soirée à jouer à des jeux vidéo. Pas pire façon de finir la journée.

Le lendemain, il pleuvait, donc journée tranquille. On a fait quelques comissions. Emma avait besoin d’une nouvelle valise (la sienne a brisé l’an passé), pis avec tout ce qu’on a accumulé au Japon, c’était rendu nécessaire.
On est aussi passés chez Uniqlo pour que je m’achète des culottes. Finalement, ça s’est transformé en magasinage scolaire pour les enfants. Ils retournent à l’école dans genre trois semaines pis aucun uniforme leur fait encore. Trois semaines… ça passe vite!

Le matin suivant, c’était déjà le temps de quitter le mont Fuji pour notre prochaine destination. Mais avant, crèpes japonaises. Elles sont super épaisses, mais aussi très légeres. Les enfants pis moi, on a pris ceux aux framboises, pis ça goûtait presque exactement le pouding aux framboises de ma mère. Vraiment bon. 👌

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