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Japon, 6e partie - Péninsule d'Izu

Mylene
Mylène
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Je suis vraiment contente de la façon dont on a planifié ce voyage au Japon. Notre stratégie était simple : alterner entre les grandes villes super énergiques et des arrêts plus tranquilles dans des plus petites villes. Finalement, ce rythme-là fonctionne à merveille, surtout quand on voyage avec des enfants. Après avoir passé quelques jours autour du mont Fuji, on est partis pour un petit road trip vers la péninsule d’Izu.

La péninsule d’Izu, c’est exactement le genre d’endroit qui te fait ralentir. C’est une côte volcanique assez sauvage, connue pour ses falaises impressionnantes, ses sources thermales, ses plages de sable blanc et certains des fruits de mer les plus frais au Japon. C’était la pause parfaite entre nos destinations plus animées et un super endroit pour célébrer quelqu’un de spécial !

Mont Fuji au loin

Emma avait une demande très précise pour son 10e anniversaire : une expérience japonaise complète. Ça voulait dire dormir dans un ryokan et essayer un onsen. Pour notre première nuit, on a donc réservé dans un endroit à Izu qui était techniquement plus un ryokan de style hôtel, mais qui avait quand même tout ce qu’on voulait : des bains onsen, des repas traditionnels et juste assez d’encadrement pour que ce soit facile pour les enfants qui vivaient ça pour la première fois.

Le souper ce soir-là, c’était carrément un festin. Je n’exagère pas quand je dis que la table continuait de se remplir de plats. Des petites assiettes, une présentation magnifique, des fruits de mer, des légumes, des soupes, des choses qu’on reconnaissait… et d’autres absolument pas. Les enfants avaient leur propre version du repas, un peu adaptée, mais qui gardait quand même les saveurs japonaises. Tout le monde a trouvé quelque chose qu’il aimait.

Et ensuite… l’onsen.

Je ne sais pas trop si j’en ai déjà parlé beaucoup, mais les onsens sont essentiellement des bains de sources chaudes naturelles. Un détail important : ils sont séparés par genre et on y entre complètement nus. Pas de maillot de bain permis. C’est tout à fait normal dans la culture japonaise, mais pour la première fois ça peut être un peu intimidant. Heureusement, tous les onsens où on est allés sur la péninsule acceptaient les tatouages, donc on a pu en profiter pleinement.

Il y a quelques règles d’étiquette importantes. Il faut se laver et se rincer soigneusement avant d’entrer dans le bain. On garde sa petite serviette hors de l’eau. On reste calme et respectueux. Et oui, on est complètement nus tout le long.

Étonnamment, le malaise disparaît assez vite. En fait, il y a quelque chose d’étrangement libérateur là-dedans. Emma et moi, on a adoré ça et on a fait plusieurs sessions d’onsen pendant notre séjour dans la péninsule d’Izu. Certains bains avaient même des extras comme des bassins d’eau froide, des bains minéraux et des saunas. Par moments, ça ressemblait plus à une expérience de spa complet qu’à une simple source chaude. Joey a aussi beaucoup aimé les onsens, mais pour une raison plus pratique : selon lui, après un onsen, il n’a pas besoin de traîner un maillot de bain mouillé dans sa valise. 😂

Moi et Emma dans un onsen

Le lendemain matin, on s’est réveillés au ryokan lors d’une journée très importante : le 10e anniversaire d’Emma. Elle faisait le décompte depuis 365 jours, sans exagérer.

Comme elle l’avait demandé pour son « anniversaire japonais complet », on a commencé la journée avec un déjeuner japonais traditionnel. Et ce n’est vraiment pas le genre de déjeuner occidental habituel. Pas de crêpes, de gaufres ni de pain doré. À la place, la table était remplie de soupe miso, de riz, de poisson grillé, de tofu maison, de porc, de sashimi et de plusieurs petits plats mystérieux.

Emma a reçu une veste de Grab pour sa fête. Grab, c’est un peu comme Uber, une application pour trouver des lifts, pis ils font aussi de la livraison de bouffe. On les voit partout au Vietnam avec leurs vestes vertes, pis Emma en voulait une.

Disons simplement que Teddy était… moins enthousiaste. Sa critique officielle :
« J’aurais préféré des toasts avec du beurre d’arachide. »

Après le déjeuner, Emma a ouvert ses cadeaux et a pris un peu de temps pour parler avec des amis et de la famille restés à la maison. Merci à tous ceux qui ont appelé ou envoyé des messages, ça a vraiment fait sa journée.

Ensuite, on a repris la route.

On s’est arrêtés à quelques points de vue le long de la côte et on a été surpris de voir le mont Fuji réapparaître au loin, comme s’il nous suivait tranquillement depuis le début. On a finalement trouvé une petite boulangerie où on a réussi à acheter un gâteau d’anniversaire et des macarons, même si, malheureusement, il n’y avait pas de gâteau aux carottes, qui était la demande originale d’Emma.

Au lieu d’aller au restaurant pour dîner, on s’est arrêtés dans une épicerie, on a acheté du sashimi super frais, puis on a trouvé un parc où s’asseoir dehors pour tout manger. C’est devenu un de ces moments de voyage parfaits et inattendus : du soleil, de la bonne bouffe et nulle part où se presser.

Plus tard, on s’est installés dans notre prochain hôtel. Et naturellement, la première chose qu’on a faite… c’était retourner au onsen.

L’hôtel offrait aussi un happy hour avec des boissons spéciales pour les adultes et les enfants, ce qui donnait un petit air de fête pour l’anniversaire d’Emma. Et pour le souper, parce que les souhaits d’anniversaire, ça se respecte, on a trouvé un restaurant italien pour qu’elle puisse manger de la lasagne.

On n’a pas fait de grosses activités ce jour-là. Pas de grandes attractions, pas d’horaire chargé. Juste du temps ensemble, un rythme plus tranquille et un anniversaire exactement comme Emma le voulait.

Le lendemain, on a continué d’explorer la côte. À un point de vue, on a découvert un escalier de plus de 500 marches qui montait jusqu’en haut. Teddy a levé les yeux, les yeux grands ouverts, et il a dit : « Je vois même pas la fin de l’escalier ! »

Pour être honnête, c’était toute une montée. La vue en haut était spectaculaire, même si le mont Fuji avait décidé de se cacher derrière les nuages cette fois-là.

Plus tard, on s’est enregistrés dans un autre hôtel et vous pouvez probablement deviner la routine maintenant : direction le onsen.

J’aime tellement ça que je commence à penser que j’ai peut-être ruiné les piscines normales pour toujours. La prochaine fois que j’irai dans un spa à la maison, je risque d’oublier mon maillot de bain par accident. 😂

Un autre point fort de ces hôtels : les fauteuils de massage. Après nos soupers à plusieurs services, on pouvait presque toujours nous trouver alignés dans le lounge, en train de se faire masser par des machines japonaises futuristes.

Pour notre dernière journée sur la péninsule, on a fait quelques autres arrêts le long de la côte. L’un d’eux était une magnifique plage avec un sable incroyablement doux et un petit sanctuaire construit directement dans les rochers. C’était paisible et vraiment pittoresque.

Notre dernière aventure a été de prendre un télésiège jusqu’au sommet du mont Omuro, un ancien volcan. Une fois en haut, on peut faire le tour complet du cratère à pied. Le sentier longe le rebord et offre des vues incroyables sur la côte, les collines autour et l’océan qui s’étend à perte de vue. C’était une très belle façon de terminer notre séjour à Izu.

En y repensant, la péninsule nous a donné exactement ce dont on avait besoin : quelques jours de voyage plus tranquille, des paysages côtiers incroyables et certains des fruits de mer les plus frais qu’on ait mangés de tout le voyage. Le rythme entre les vues sur l’océan, les petits villages calmes et les longues baignades dans les onsens était la remise à zéro parfaite.

Mais maintenant, on est reposés, rechargés et prêts pour la suite. Prochain et dernier arrêt avant de retourner au Canada : Tokyo… et un tout nouveau niveau de surcharge sensorielle.


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