Suivez les aventures de Joey, Mylène, Emma et Edward

Japon, 7e partie - Tokyo

Joey
Joey
commentaires

On est maintenant à Tokyo, notre dernier arrêt en Asie avant de retourner au Canada. Garder le meilleur pour la fin? Difficile à dire, mais Tokyo est incroyable. Facilement une des villes que j’ai préférées dans ma vie.

On est arrivés de la péninsule d’Izu en milieu d’après-midi, donc on a gardé ça relax pour la première journée et on a exploré un quartier pas loin de notre appart. Mylène s’est acheté des souliers Onitsuka Tiger et moi j’ai regardé quelques boutiques de caméras usagées. Pas trouvé la lentille que je voulais, mais c’était quand même le fun à regarder. On est aussi retournés dans un autre Hard Off. Pas pour acheter, juste pour regarder… et encore une fois, complètement débile l’inventaire. Des Game Boy, des Super Nintendo, des N64 à perte de vue… c’est comme un musée où tu peux tout acheter.

Cette place s'appelle le Panda Park
Y'a tellement de N64!

Jour deux, on est allés au temple Gotokuji, qui serait apparemment l’endroit d’origine du chat qui fait signe (maneki-neko). Aucune idée exacte de ce que ça représente, probablement de la chance, mais voir des centaines de petits chats partout, c’était à la fois drôle et un peu bizarre.

Comme j'ai dit, un peu bizarre!

Après ça, on est allés à Shimokitazawa, un genre de quartier hipster rempli de friperies et de magasins de linge vintage. Par contre, un détail qui m’a un peu gossé: la majorité du « vintage », c’est des marques américaines. Pas vraiment ce que je cherche.

Prochain arrêt: Totti Candy Factory pour leur barbe à papa géante. On en parlait aux enfants depuis des mois, donc ils étaient ben excités. J’aime même pas ça la barbe à papa, mais j’en ai pris une pareil pour la photo. C’est ridiculement gros. Ensuite, on est allés au Reissue Cafe pour leurs lattés en 3D. Vraiment cool. On a pris un chien Shiba, mais c’était peut-être un peu trop ambitieux… ça ressemblait pas tant que ça à un Shiba.

Gigantesque!

On a fini la journée à Shinjuku, le classique vibe de néons partout. Ça m’a fait penser à Times Square. Pendant qu’on était là, on est passés chez Hands, qui est honnêtement une des meilleures boutiques où je suis allé. Il y a de tout: outils, jouets, gadgets de cuisine, plein d’affaires random que t’avais aucune idée que t’avais besoin.

Godzilla!
Une affiche de chat en 3D

Le lendemain matin, j’ai pris un cours de sushi. Ça commençait par une visite au marché pour choisir le poisson et le wasabi, puis retour pour tout préparer. Ça a coûté genre 20–30$ pour faire beaucoup trop de sushi pour ce qu’on pouvait manger. Et c’était ridiculement bon. J’ai appris à préparer le riz comme du monde, couper le poisson, et faire différents types comme maki, nigiri et gunkan. On va voir si je suis capable de refaire ça rendu à la maison.

Je doit m'améliorer sur la présentation mais je jure qu'ils goutaient très bons!

Pendant ce temps-là, Mylène et les enfants sont allés au parc Ueno et au zoo. C’était pas cher (gratuit pour les enfants, environ 600 yens pour Mylène), et il y avait beaucoup d’animaux, mais la plupart étaient dans des enclos assez petits… pas super le fun à voir selon moi.

Le lendemain, direction Ginza. Premier arrêt: Itoya, un magasin de papeterie sur six étages. On a acheté quelques trucs comme des crayons mécaniques et un livre d’origami. Le choix est complètement débile, tous les prix, tous les styles. Si t’aimes les stylos juste un peu, tu peux facilement passer des heures là.

On est aussi allés au flagship Uniqlo, genre une dizaine d’étages. Les prix sont vraiment meilleurs qu’au Canada, mais malheureusement les jeans que je voulais étaient disponibles juste en ligne. Apparemment en magasin, ils ont surtout des grandeurs japonaises standards… fait que ouais, je suis trop gros. 😂

Ensuite, on est allés chez Glitch, un café assez réputé. Tu choisis ta méthode d’infusion (on a pris espresso et pour-over), puis tes grains parmi plein d’options. Le cortado était probablement un des meilleurs que j’ai bus. Le pour-over par contre… un peu décevant. Assez dilué. Et pas donné non plus, genre 20$ pour deux cafés, mais ça vaut la peine d’essayer une fois.

Edward et moi avons visité un salle de montre de Nissan

Après ça, direction Shibuya pour voir le fameux Shibuya Crossing. Au final, c’est juste une intersection… mais quand les lumières changent et que trois mille personnes traversent en même temps dans toutes les directions, c’est quand même assez impressionnant.

Vers 17h, on est montés au Shibuya Sky. Genre 45 étages de haut (je pense?), avec une vue panoramique sur toute la ville. Tokyo finit juste jamais. Des buildings partout, à perte de vue, et on a même aperçu le Mont Fuji au loin. Il y a aussi un gros toit extérieur où tu peux juste relaxer, ce qui rend ça encore mieux.

On dirait que ça dit JOEY
Si tu regarde de proche tu peux voir le Mont Fuji
On voit la traverse de Shibuya en bas

Le lendemain, on a pris ça relax le matin, puis on est allés sur Kappabashi Street en après-midi. C’est le paradis des gogosses de cuisine. Du gadget touristique aux équipements de pro, tout est là. S’il existe quelque chose pour une cuisine, ils l’ont. J’ai acheté un éplucheur à légumes et un éplucheur à ail, mais j’aurais facilement pu remplir une valise.

Plus tard, on est allés à Asakusa, un coin de Tokyo qui fait plus traditionnel. Il y a un beau temple que je voulais photographier de nuit. Mon plan était d’avoir une photo sans personne… mettons que j’étais optimiste. Beaucoup trop de monde, même tard.

Le lendemain, on a visité TeamLab Planets, un musée d’art interactif. Les enfants ont adoré. C’est divisé en sections comme Forêt, Eau et Jardin. Difficile à décrire comme il faut, mais c’est le genre d’endroit où les photos parlent plus que les mots.

Pour dîner, on est allés dans un resto de sushi pas mal différent du style japonais habituel. Au Japon, le sushi est souvent plus simple que ce qu’on a au Canada. Beaucoup de nigiri, des makis plus petits, moins de combos bizarre. Mais ce resto-là a été fondé par quelqu’un de Vancouver, et on était déjà allés à leur emplacement original. Leur sushi pressé (oshi) était un des meilleurs qu’on avait mangés, donc on voulait essayer la version de Tokyo. Pas déçus, et en plus c’était beaucoup moins cher qu’à Vancouver.

Le soir, on est montés au Roppongi Hills Tokyo City View pour une autre vue de la ville, surtout parce que c’est plus proche de la Tokyo Tower, qui ressemble un peu à la tour Eiffel.

Pendant qu’on était là, les enfants sont allés à la salle de bain et moi j’attendais quand une annonce a joué: il y avait un tremblement de terre. Immédiatement, le staff a demandé à tout le monde de s’accroupir et de se protéger la tête. Moment assez « qu’est-ce qui se passe là ». Mais clairement pas leur première fois. Tout était calme, organisé, et il y avait des instructions en anglais partout. Finalement, c’était un tremblement de terre de magnitude 7,4 au large. Après environ 15 minutes, ils ont confirmé que le bâtiment était sécuritaire et on a pu monter. La vue était, encore une fois, incroyable.

Regardez qui on à trouvé!

On avait gardé les deux jours suivants libres, au cas où. Finalement, les enfants étaient rendus à leur limite de visites et voulaient deux journées complètes à rien faire. OK. On s’est séparés avec Mylène pour que chacun ait une journée solo pendant que l’autre restait à l’appart.

Dans ma journée, je suis allé à quelques endroits que j’avais pas vraiment explorés encore. D’abord Akihabara Electric Town, un quartier complet dédié à l’électronique, aux jeux vidéo, à l’anime, aux arcades, tout ça. J’ai rien acheté, mais c’est le fun à voir.

Ensuite, je suis allé au showroom de Toto. Oui, la compagnie de toilettes. Leurs bidets sont malades, et je voulais voir toutes les fonctionnalités en vrai avant de décider quoi prendre à la maison. Ma liste: couvert qui s’ouvre automatiquement, eau chaude instantanée, siège chauffant, sécheur à air. Une fois que t’essaies ça, c’est dur de revenir en arrière.

C'est un drôle d'environment pour tester les toilettes. Aussi je sais pas pourquoi ils me criaient après en Japonais

Après ça, retour chez Hands pour passer plus de temps dans la section outils, j’ai acheté quelques accessoires pour aiguiser des couteaux. Puis j’ai fini ça au Nakano Broadway, un autre centre commercial très axé sur l’électronique. J’ai essayé quelques machines à pinces… zéro victoire. Surprenant.

Dans la journée de Mylène, elle voulait aller au parc d’attractions à côté du Tokyo Dome. Mais la veille, pendant de la maintenance, un employé est resté coincé quelque part et est décédé, donc c’était fermé.

Fait qu’elle a changé ses plans. Elle est allée dans un temple, a marché tranquille à son rythme sans aucun enfant qui chiale, et a fait du magasinage dans des friperies. Il y en a tellement ici, elle était aux anges. Elle a pas acheté grand-chose par contre, surtout parce qu’on est déjà en mode Tetris avancé avec nos valises. Elle est aussi passée par le Kodokan, le berceau du judo (et oui, elle a une ceinture noire, au cas où). C’est fou tout ce que tu peux faire dans une journée quand t’arrêtes pas au 7-Eleven aux 20 minutes pour des snacks.

Le lendemain, direction aéroport. Checkout à 10h, vol à 18h35, donc on s’est dit qu’on allait juste y aller tôt et tuer le temps là-bas. Finalement, excellente décision. Il y a un énorme coin shopping et restos, donc le temps a passé super vite. En me promenant, je suis tombé sur une boutique qui vendait des cuiseurs à riz Zojirushi. Je regardais ça juste pour le fun, puis j’ai vu qu’ils avaient une version 120V nord-américaine. J’en voulais une pour notre retour (parce que je suis rendu un chef sushi maintenant), puis là je vois le prix: 200$ au lieu de 435$ au Canada. Pas vraiment une décision à réfléchir longtemps. Disons qu’on est revenus avec une machine à riz dans le carry-on. Mylène m’a regardé de travers, mais elle va me remercier quand elle va manger le meilleur criss riz à Ottawa.

Et voilà pour le Japon. Prochaine étape: retour au Canada, avec un petit arrêt à Calgary avant Ottawa.

Le Japon, c’était incroyable. Les gens, la bouffe, les paysages, tout. Mais ce qui m’a le plus marqué, c’est à quel point tout fonctionne bien. C’est propre, organisé, efficace. Pas de déchets qui traînent. Les gens sont tranquilles, même dans les trains pleins. Les trains arrivent exactement à l’heure. Le transport en commun est simple. Les indications sont claires. Tout fait du sens.

Et la qualité de leurs produits aussi. Outils, gadgets, tout est bien fait. J’aurais honnêtement aimé avoir plus de place (et d’argent) pour ramener plein d’affaires. Même leurs voitures sont plus cool. Beaucoup moins de gros pickups (et oui, je sais, j’en avais un). Plus de petites voitures pratiques.

On dirait que quand les Japonais font quelque chose, ils le font vraiment, vraiment bien. Et j’aime beaucoup cette mentalité.


Commentaires

Écrire un commentaire