Avant de rentrer à la maison, il nous restait un dernier arrêt : Calgary ou plus précisément Okotoks, une petite ville à environ 30 minutes au sud, où on restait chez la sœur de Joey et sa famille. C’était aussi notre chance de passer un peu de temps dans les Rocheuses et d’aller voir une amie qui m’est très chère.
Nico, mon beau-frère, nous a accueillis avec beaucoup d’enthousiasme et encore plus de promesses : « La météo ici est incroyable : il faisait 24 °C plus tôt cette semaine ! » Évidemment, on l’a cru. À notre arrivée, il faisait froid mais beau, et les montagnes au loin étaient absolument majestueuses. On s’est dit : ça y est, on a frappé le jackpot.
On avait tort.
Notre première nuit… ne s’est pas vraiment passée comme prévu. Et par « pas comme prévu », je veux dire que personne n’a dormi. Bon, on s’est tous endormis facilement, la fatigue du voyage, ça aide, mais quelques heures plus tard, tout le monde était bien réveillé et prêt à commencer la journée… à minuit. Nos horloges internes étaient clairement encore sur un autre continent. Emma a été réveillée de 23 h à 3 h 30, Edward de 1 h à 3 h 30, et moi j’ai embarqué avec eux par solidarité (et pour limiter les dégâts), pendant que Joey dormait parce qu’on le sait maintenant, un Joey qui ne dort pas, c’est un risque qu’on ne prend pas. J’ai finalement réussi à me lever à 5 h 30, avec l’impression d’avoir juste cligné des yeux.
Le lendemain, la maison était tranquille, tout le monde parti à l’école ou au travail, alors on y est allés mollo. Mon plan de génie : sortir les enfants, les fatiguer, et récupérer la nuit suivante. Malheureusement, la météo avait d’autres plans. Le soleil avait disparu, remplacé par un froid mordant et des vents à 90 km/h. Malgré tout, les enfants voulaient absolument essayer le pump track, alors on s’est habillés comme des explorateurs de l’Arctique.
Edward a tenté de faire de la trottinette, mais il s’est essentiellement fait battre par les lois de la physique : le vent le poussait littéralement vers l’arrière. Après un demi-pâté de maisons, il a abandonné, gelé et épuisé, en déclarant la sortie terminée. Emma, par contre, a continué comme une petite guerrière déterminée. Moi, pendant ce temps-là, je me cachais derrière tout ce que je pouvais trouver pour me protéger, en remettant mes choix de vie en question et en essayant de ne pas me faire emporter jusqu’à la prochaine province.
Miraculeusement, cette nuit-là, on a tous dormi. Pas parfaitement, mais assez pour appeler ça une victoire.
Le lendemain matin, c’était le week-end, et on était super excités d’aller enfin voir les Rocheuses en famille. On se réveille, on ouvre les rideaux… et on se retrouve dans une boule à neige. De la neige partout. Épaisse, incessante, visibilité zéro. Donc au lieu des vues spectaculaires sur les montagnes, on est passés au plan B : la piscine du coin. Et honnêtement, c’était un très bon plan B : deux grosses glissades, une vague de surf, une rivière tranquille et un spa. Pas tout à fait les Rocheuses, mais personne ne s’est plaint.
Dimanche, il avait encore neigé pendant la nuit. Clairement, on a une influence douteuse sur les systèmes météo. Déterminés à ne pas se laisser battre, on a quand même conduit vers les montagnes pour aller marcher un peu. Techniquement, on était dans les Rocheuses… on ne les voyait juste pas. Du tout. Mais on a pris l’air, passé du temps en famille, et les enfants ont adoré jouer avec leurs cousins et ça, honnêtement, c’était le vrai highlight.
Finalement, la météo a décidé de coopérer. On en a profité pour planifier une journée à Calgary et une autre à Banff.
À Calgary, on s’est promenés dans le quartier d’Inglewood, un coin vraiment charmant rempli de petites boutiques. On a admiré plein de choses et presque rien acheté, surtout parce que nos valises étaient déjà pleines à craquer. On a aussi visité la bibliothèque centrale, qui est absolument magnifique. Les enfants ont passé plus d’une heure à lire et à jouer, et moi, ça m’a donné encore plus hâte de voir la nouvelle bibliothèque à Ottawa.

On a terminé la journée à un point de vue avec un terrain de jeux, parfait pour que les enfants dépensent leur dernière énergie. Ensuite, Joey et les enfants sont retournés à Okotoks, pendant que moi je me suis éclipsée pour aller voir mon amie Nita. La revoir, c’était vraiment spécial. C’est la dernière amie que j’ai vue avant notre départ en juin, et maintenant la première que j’ai pu serrer dans mes bras à notre retour. Un beau moment qui boucle la boucle.

Le lendemain, on a enfin eu droit à ce qu’on attendait : ciel dégagé, soleil, et une vraie journée pour explorer le parc national de Banff. Même si on n’était pas vraiment équipés pour des grosses randonnées dans la neige, on a revisité certains de nos points de vue préférés et on en a découvert quelques nouveaux en chemin.
Les enfants étaient complètement impressionnés. La dernière fois qu’ils étaient venus à Banff, ils avaient 4 mois et 2 ans, donc ça ressemblait vraiment à une première visite pour eux. On a même aperçu un peu de faune… mais malheureusement, aucun ours. (Une partie de moi était soulagée, l’autre un peu déçue.)












Et puis, comme ça, c’était déjà le moment de dire au revoir à la famille et à ce voyage incroyable. C’est fou comment quelque chose qu’on planifie pendant si longtemps peut passer en un clin d’œil.
Restez à l’affût pour notre dernier article, où on va partager quelques statistiques, nos moments forts et les leçons qu’on retient de cette aventure. Et comme toujours, n’hésitez pas à poser vos questions dans les commentaires !


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