On est finalement arrivés au Japon. Probablement le pays que j’avais le plus hâte de visiter depuis le début du voyage. Et honnêtement… j’étais pas mal tanné de l’Asie du Sud-Est.
La Thaïlande, c’est pas mauvais, loin de là. Mais j’ai réalisé quelque chose sur moi-même : les pays tropicaux, c’est pas vraiment mon genre. Parfait pour une petite semaine pour se sauver de l’hiver, oui. Mais là, on est là-dedans depuis la mi-novembre… j’étais prêt à passer à autre chose. Donnez-moi du temps plus frais, des montagnes, des belles villes, de la bonne bouffe. Le Japon coche toutes les cases.
C’est le début du printemps ici, donc autour de 15°C le jour. Parfait. Par contre, ça veut aussi dire qu’on est en plein dans la haute saison avec les sakura (cerisiers en fleurs) qui commencent.
On a pris un vol de nuit depuis la Thaïlande, atterri à Osaka à 8h, puis arrivés à Kyoto vers 11h. Complètement brûlés. Mais on avait bien planifié le coup et réservé un Airbnb pour la nuit d’avant pour pouvoir entrer direct. Cet appartement-là, c’est celui où le frère de Mylène loge. Nous, on en avait un autre.
Ambiance très « Japon traditionnel ». Aussi très froid en dedans. Et les matelas… genre tapis de yoga. Peut-être 3 cm d’épais. Ça l’air cool, mais pour dormir… moins. Mes beaux-parents n’étaient pas impressionnés.
Ensuite, on est arrivés à notre Airbnb.
Toujours style japonais, mais chaleureux, lits confortables… et la toilette. Ça mérite son propre paragraphe.
La meilleure toilette sur laquelle j’ai eu l’honneur de chier. Siège chauffant. La toilette s’allume toute seule la nuit pour pas t’aveugler (oui oui, la toilette elle-même). Avant même de commencer, elle envoie une petite bruine dans la cuvette pour que la marde colle pas. Ensuite, le bidet embarque avec de l’eau chaude, angle ajustable, tout le kit. C’est une expérience. Et le plus fou, c’est que c’est pas du luxe. C’est partout. Aéroport, depanneurs, peu importe. Le Japon a réglé le problème des toilettes. Je pense que je vais m’en installer une en revenant.

Première vraie journée à Kyoto, on est allés au marché Nishiki. Je m’attendais à « encore un marché » comme les 50 autres qu’on a vus en Asie du Sud-Est. Pas du tout. Complètement un autre niveau. Tout est propre, organisé, et surtout de qualité. Oui, y’a quelques boutiques de souvenirs, mais la majorité vend pas juste des cochoneries.
J’ai passé pas mal de temps dans les boutiques de couteaux. C’est sûr que j’en achète un avant de quitter le Japon. J’ai quand même acheté un coupe-ongles. Ça sonne plate, mais les coupe-ongles japonais, c’est bin mieux. Ceux qu’on a chez nous font dur à côté. Ultra précis, super coupants, et certains ont même un petit capteur pour que tes ongles revolent pas partout. Pourquoi c’est pas comme ça partout?






On s’est aussi promenés dans le vieux Kyoto et visité un temple. Super belles vues. Les cerisiers commencent juste à fleurir par contre, donc ça va être encore mieux dans 4-5 jours.











Le soir, on a commandé du sushi sur Uber Eats. Vraiment bon. Et moins cher qu’à Ottawa, ce qui m’a surpris.
Le lendemain, direction Arashiyama, juste à l’extérieur de Kyoto, pour la forêt de bambous. Il y a la fameuse que tout le monde visite, mais on l’a skippé et on est allés dans une plus petite juste à côté. Beaucoup moins de monde. Genre… presque vide. C’était court, peut-être 75 mètres, mais vraiment beau, et j’ai pu prendre des photos sans 4000 personnes dedans.




Après ça, on est allés dans un parc de singes des neiges. J’étais pas totalement vendu au début, mais finalement c’était vraiment cool. Les singes sont pas en cage, ils traînent juste là naturellement. Et il y a une vue incroyable sur Kyoto en haut. Apparemment, il y a environ 100 000 singes des neiges sauvages au Japon, donc c’était cool d’en voir de près.




De retour à Kyoto, on est allés dans un resto littéralement à côté de notre place. Six places au comptoir, pas plus. Le chef faisait aussi le service. La bouffe était incroyable. Un de ces petits endroits qui deviennent un highlight du voyage.

Après le souper, Martin et moi, on a décidé qu’on devait aller dans une quincaillerie
On a fini de manger vers 18h30, le magasin fermait à 20h, et c’est environ une heure de marche. Donc évidemment, on a loué des trottinettes électriques pour optimiser notre temps.
Pas si simple par contre. Fallait scanner nos passeports et passer un quiz de 14 questions sur la sécurité routière avant de pouvoir en louer une. Et il faut avoir 100%. Ça m’a pris trois essais, mais j’ai fini par l’avoir.
On est arrivés au magasin vers 19h20, juste assez de temps pour regarder un peu. Et là je l’ai vue : une perceuse à percussion Makita haut de gamme. Ça faisait des années que je regardais ce modèle-là (introuvable en dehors du Japon). Impossible de résister. J’étais ben trop content. Mylène… un peu moins impressionnée. Martin a acheté la même, évidemment.
On est ensuite revenus à nos appartements en trottinette. Ça m’a redonné le goût de m’en acheter une en revenant à la maison. Ultra pratique, rapide, et surtout : pas de gaz!
Le lendemain, on est allés au fameux sanctuaire avec toutes les portes orange (vous avez sûrement déjà vu des photos). Je m’attendais à une petite section… mais non. Ça continue sur des kilomètres. Très impressionnant, mais aussi bondé. Moi j’ai aimé ça. Martin, moins.



Dîner sur la « ramen street » dans la gare de Kyoto. Première fois que je mangeais un vrai ramen… et ouais, je comprends maintenant. C’est vraiment bon.


Après ça, Martin et moi on a amené les enfants au parc pour qu’ils dépensent leur énergie, pendant que les filles allaient faire une cérémonie du thé et un cours de matcha. J’attends encore que Mylène me fasse un latté au matcha.

Et ça conclut pas mal Kyoto. Le lendemain, on a pris le Shinkansen (train à grande vitesse) pour aller à Nagoya. Selon mon téléphone, on a atteint 294 km/h. Quand même fou. J’espère qu’on va avoir ça un jour au Canada.


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