On est maintenant à Ao Nang, dans la province de Krabi, en Thaïlande. C’est le début de notre chapitre dans le sud du pays. On va rester ici sept jours, ce qui me semble être la durée parfaite pour faire des activités… et aussi rien faire de temps en temps.
Le premier soir, on est allés sur la rue principale et près de la plage pour voir le coucher de soleil. Première impression : Ao Nang, c’est occupé. Genre, vraiment occupé. Ultra touristique, plein de bars, beaucoup de bruit, et clairement une vibe de party. Pas nécessairement mauvais, juste… intense.




Le deuxième jour, on a décidé d’aller faire l’épicerie pour se préparer des lunchs et des collations, histoire de ne pas manger au resto tous les jours. Je sors de l’hôtel et j’essaie de commander un Grab (l’équivalent d’Uber). Rien. J’essaie encore. Toujours rien. Je regarde les taxis : ridiculement chers juste pour aller à l’épicerie la plus proche. Marcher aurait pris plus d’une heure.
C’est là que je remarque une pancarte : location de scooter, 250 baht pour 24 heures. Environ 11 $ CAD. À peu près la moitié du prix du taxi. Vendu.
Je loue donc un scooter et je pars à l’épicerie. Et honnêtement, c’est un peu là que la Thaïlande a enfin « cliqué » pour moi. La liberté d’aller où tu veux, quand tu veux, ça change absolument tout. Vraiment tout. Ça m’a complètement changé le mindset.
Bon, il y a quand même un petit problème. Il faut un permis de moto valide pour conduire un scooter en Thaïlande (ils font des barrages routiers). Je suis le seul qui peut le faire légalement, et je ne peux prendre qu’un passager à la fois. On voit parfois des familles de quatre sur un seul scooter, mais ce sont des locaux, et je ne suis pas assez brave (ou fou) pour tenter ça. On va devoir jongler avec la logistique, mais le scooter est pas cher, le fun, et vraiment pratique. Je vais l’utiliser le plus possible.


On est aussi allés à Railay Beach, à environ 15 minutes de bateau à longue queue d’Ao Nang. Même si ce n’est pas techniquement une île, il n’y a aucune route, donc la seule façon d’y aller, c’est par bateau. On avait pensé y rester quelques nuits, mais c’était beaucoup trop cher. J’imagine que c’est magique tôt le matin et après le départ du dernier bateau. Pendant la journée par contre ? Bondé. Maudits touristes!!
On a quand même vu deux varans d’eau asiatiques pendant notre visite. D’énormes lézards avec une langue de serpent. Apparemment, ce sont les deuxièmes plus gros lézards au monde après le dragon de Komodo, qui est aussi un varan. On en apprend tous les jours.








Un autre jour, on a fait un tour des « quatre îles » autour d’Ao Nang. Honnêtement, ça aurait dû s’appeler le tour des trois îles, parce qu’un des arrêts n’était même pas une île. C’était Phra Nang Beach, juste à côté de Railay, où on était déjà allés. Le tour en général était rushé et un peu de la marde. Le lunch était aussi horrible : une aile de poulet et un peu de riz. C’est tout. D’habitude, je peux manger 75 ailes de poulet.
Un moment mémorable du tour impliquait cinq gars. Non, pas Five Guys avec burgers et frites. Cinq vrais gars. Ils se ressemblaient tous et sont arrivés avec environ 20 minutes de retard, et il fallait les attendres. Quand ils sont finalement arrivés, ils avaient clairement aucune idée de comment fonctionnent les bateaux. Jeans serrés, souliers chics. Pour un tour de bateau, de plage et de snorkeling.
Ils ont roulé leurs jeans le plus haut possible, enlevé leurs souliers, puis ont commencé à faire des séances photo les uns des autres partout sur le bateau, même après que le guide leur ait demandé de s’asseoir. Ils échangeaient leurs lunettes de soleil et leurs sacs à main de designer. Gucci, etc. Bruyants. Très bruyants. Finalement, le guide leur a dit de se fermer et de s’asseoir parce qu’ils tapaient sur les nerfs de littéralement tout le monde.
À la première plage, on s’est rendu compte qu’ils n’avaient pas de costume de bain. Évidemment. Ils se sont donc baignés en bobettes. Pour le snorkeling, ils sont allés dans l’eau avec des vestes de sauvetage et se sont accrochés à la corde comme si leur vie en dépendait. Vers la fin du tour, un d’eux a sorti une brosse à cheveux de son sac à main et ils ont tous commencé à se coiffer. Donc oui, ils ont pensé à la brosse à cheveux, mais pas aux maillots pour un tour de snorkeling. J’ai bien ri.









Revenons au scooter. Quand j’en ai loué un le premier jour, j’ai essayé de le cacher aux enfants parce que je savais exactement ce qui allait se passer. Évidemment, ils l’ont découvert et ont tout de suite voulu faire un tour. J’ai donc loué un deuxième scooter.
J’ai fait de la moto de cinq à dix-neuf ans et je pensais être rouillé… mais non. Comme si je n’avais jamais arrêté. Comme faire du vélo. J’ai amené Edward en premier et il a adoré. Le lendemain, c’était le tour d’Emma, et elle a adoré aussi. Le seul inconvénient, c’est que je ne peux pas vraiment amener Mylène faire un tour sans laisser les enfants derrière. Je pense qu’elle est un peu jalouse.


Lors de notre avant-dernière journée, on a mangé dans un resto à moins d’une minute de marche de l’hôtel. Honnêtement, il avait l’air un peu louche, mais c’était finalement la meilleure bouffe thaï qu’on a mangée jusqu’à maintenant. Tout était incroyable. Enfin. C’était tellement bon qu’on y est retournés le lendemain.
Et là, j’ai aperçu la cuisine. Dégueulasse. Au moins, on n’a pas été malades.



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