Après Koh Phi Phi, notre prochain arrêt dans cette saga de saut d’île en île, c’était Koh Yao Noi. On a choisi cette île-là parce que Joey en avait lu de très bons commentaires et, bonus non négligeable, elle se trouvait à peu près sur la route vers Phuket. Donc techniquement, pas un gros détour. On a failli annuler plusieurs fois, convaincus qu’on faisait trop d’îles… mais wow. Je suis TELLEMENT contente qu’on ne l’ait pas fait.
Cette île correspond exactement à l’image que je me faisais du sud de la Thaïlande avant même d’y mettre les pieds. Des plages tranquilles. De la bouffe incroyable. Se promener en scooter avec un side-car comme si c’était la chose la plus normale au monde. D’impressionnantes falaises de calcaire qui sortent directement de la mer. Du vert partout. Nos arrêts précédents étaient super, mais celui-ci? Ça frôle la perfection.
Koh Yao Noi est une petite île dans la mer d’Andaman, entre Ao Nang et Phuket. C’est ridiculement facile de s’y rendre, ce qui me fait honnêtement me demander pourquoi plus de gens ne viennent pas ici. Ceci dit, je ne m’en plains pas. Il y a tout ce qu’il faut : des guichets automatiques, un 7-Eleven, de petites boutiques souvenirs vraiment cute et — surtout — d’excellents restaurants avec une variété de bouffe étonnamment large.
Il y a quelques taxis en pick-up sur l’île, mais ils ne tournent pas sans arrêt comme des vautours, et il n’y a pas de tuk-tuks à chaque coin de rue. Traduction : tu marches, tu fais du vélo ou tu loues un scooter. Et le meilleur dans tout ça ? On peut encore louer un scooter avec un side-car. On a sauté sur l’occasion sans hésiter et on a eu un fun fou. Il n'y a presque pas de trafic, tout le monde roule tranquillement donc très sécuritaire. Tu peux faire le tour complet de l’île en environ 45 minutes, en roulant à 40 km/h.


Les plages sont magnifiques, mais les points de vue le sont encore plus. Du bord de l’eau, on voit plein de petites îles éparpillées au loin. Plusieurs plages ont aussi des balançoires ou des cordes accrochées aux arbres, ce que les enfants ont adoré et sur lesquelles ils auraient joué éternellement si on les avait laissés faire.
On peut aussi voir des calaos sur l’île. Au début, je pensais que ça serait difficile à repérer, un peu comme des célébrités timides qui évitent les paparazzis. Finalement, pas du tout : on en a vu tous les jours. Le dernier soir, pendant qu’on regardait le coucher du soleil sur la plage, il y en avait des dizaines installés sur les rochers, en train de grignoter tranquillement. On est restés là, à la fois surpris et ravis, avec l’impression d’être tombés par hasard sur leur spot de fin de journée.




Oui, on a fait une autre excursion en bateau. Je sais. Mais celle-là avait un objectif bien précis : la randonnée jusqu’au point de vue sur l’île de Koh Hong. Après avoir monté 419 marches (oui, on les a comptées), on est récompensés par une vue panoramique à 360 degrés sur des formations de roche, une eau turquoise éclatante et les îles du parc national de Than Bok Khorani. Chaque marche en sueur en valait la peine. On a aussi vu des singes et, encore une fois, d’énormes lézards, qui commencent à ressembler moins à de la faune exotique et plus à des voisins réguliers. Le snorkeling, par contre, était vraiment poche. On ne voyait absolument rien à l’endroit où on nous avait envoyés, peut-être à cause de la marée haute, peut-être parce que les dieux du snorkeling n’étaient pas de notre bord ce jour-là. Malgré tout, c’était de loin la meilleure excursion en bateau qu’on a faite en Thaïlande jusqu’à maintenant. On avait un bateau privé, le prix était très raisonnable et tout se faisait dans une ambiance détendue, sans se faire presser.










Après qu’Edward ait mentionné, l’air de rien, qu’on n’avait pas encore vécu la pluie qu’il voyait dans toutes ses vidéos sur la Thaïlande, Joey a tout de suite senti que c’était son moment de briller. Il a fièrement déclaré qu’on n’avait pas eu une seule goutte de pluie depuis notre arrivée en Thaïlande. Trente minutes plus tard : pluie. Sans blague. Classique jinx. Heureusement, ça a duré à peine 20 minutes et après, l’air était plus frais et plus agréable. Au final, on a presque apprécié le sort météo parfaitement synchronisé de Joey.
Et évidemment, aucun voyage ne serait complet sans que je brise quelque chose. En grimpant dans le coffre d’un pick-up pour partir en excursion, mon téléphone a glissé de ma poche et s’est écrasé face première directement sur le sol. Résultat? Mon écran est pété à plusieurs endroits. Parfait. Comme si ce n’était pas assez, j’ajoute que j’ai récemment aussi pété l’écran de mon Kindle en marchant dessus par accident. Je suis en feu. J’essaie de me rappeler que ce ne sont que des objets matériels et que ce n’est pas essentiel à la vie. Et pour ceux qui s’inquiètent : je confirme que je n’ai encore brisé aucun des enfants. Je ne les ai ni échappés ni écrasés. Jusqu’ici, tout va bien.



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