Avant de commencer à parler de notre deuxième destination au Vietnam, Hué, je veux parler un peu de comment on se déplace au Vietnam.
Dans nos derniers jours en Thaïlande, on s’est rendu compte que même si on avait réservé tous nos hébergements au Vietnam… on n’avait absolument aucune idée de comment on allait passer d’un endroit à l’autre. Ni même à quelle distance ils étaient vraiment.
On a simplement ouvert Google Maps, dézoomé, pis on a dit : « Ouain, cet ordre-là a du bon sens. Sud vers Nord. Parfait. »
Donc j’ai passé quelques heures à Phuket à faire du de la recherche en panique sur les options de transport, pis j’ai fini par réserver des bus entre chaque arrêt. C’est là que j’ai découvert que certains de ces voyages duraient genre neuf heures. Oups.
Quand on est arrivés à la station de bus à Hoi An, on a été agréablement surpris. Le bus était malade. Pas pantoute dans la même ligue que Greyhound ou Orléans Express chez nous. Les sièges, c’était comme des La-Z-Boy. Complètement inclinables. Repose-jambes. Même une fonction massage.
Le bus était super propre. Il faut enlever ses souliers avant d’embarquer. À ce moment-là, je me disais : « Quatre heures? J’en veut douze! »


Pis là, on est partis.
Une affaire qu’on n’avait pas encore vraiment mentionnée à propos du Vietnam, c’est le klaxon. Tout le monde klaxonne. Tout le temps. Les scooters. Les autos. Les camions. Les bus. Il y a des intersections sans stops ni lumières, donc le klaxon, c’est le système de circulation.
Tu dépasses un scooter? Klaxon.
Quelqu’un près du trottoir? Klaxon.
T’es émotif? Klaxon.
Quelqu’un d’autre a klaxonné? Klaxon.
Ben Affleck qui marche sur le trottoir? Klaxon klaxon!!
Pis pas des petits « bip bip » polis. Non. Des longs blasts agressifs.
Évidemment, notre chauffeur participait fièrement à ce passe-temps national. Pis le klaxon d’un bus, c’est fort. Fort comme une alerte tsunami. Pis nous, on était assis complètement en avant, donc on avait l’impression d’être à l’intérieur du klaxon.
Il n’était pas doux non plus avec les pédales. Gaz. GAZ. Brake. BRAKE. GAAAZZZ. Non attends, brake encore. Répète ça pendant quatre heures. Ajoute à ça des conversations téléphoniques très fortes, criées à volume maximum parce qu’apparemment il pense que l’autre personne doit entendre sa vraie voix, pas juste celle du téléphone.
À la fin, j’avais mal au cœur. Aucune idée comment Edward n’a pas vomi. J’étais vraiment content de débarquer de ce bus-là.
Ça m’a aussi rendu un peu nerveux pour notre prochain trajet, qui est de nuit et dure environ neuf heures. Qu’est-ce qui pourrait mal virer? À suivre, on vous raconte ça dans le prochain article.
Bref, retour à Hué.
Ça se prononce « Hway », un peu comme « way », mais tu prononces le H.
On a fait le check-in à l’hôtel et la chambre était super belle. Première affaire que j’ai remarquée par contre? Le papier de toilette. Pas de tube en carton au milieu. Ça tient juste sur deux rouleaux dans le rack. Pourquoi ils ont ressenti le besoin de réinventer le rouleau de papier de toilette?


Le premier jour, on a visité la Cité impériale, un site du patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est littéralement une ville dans la ville, avec des temples, des palais et de l’architecture vietnamienne traditionnelle partout. Et le meilleur? C’était tranquille, ce qui est quand même rare et une belle surprise.










Après, on a pris un tuk-tuk pour retourner à l’hôtel. Celui-là, c’était un bicycle avec un banc en avant et un gars qui pédalait derrière nous. C’était cool… mais je me sentais un peu coupable de me faire transporter pendant que quelqu’un d’autre faisait toute l’effort.


Hué a déjà été la capitale du Vietnam, donc il y a des tombeaux d’anciens empereurs un peu partout. On en a choisi un des plus impressionnants : le tombeau de Tu Duc. C’est tout un complexe paisible construit pour un seul gars mort. J’ai dit à Edward qu’il devrait commencer à planifier parce que j’aimerais quelque chose de similaire un jour.
Malheureusement, le bâtiment principal était en rénovation, donc on n’a pas tout pu voir, mais les terrains étaient quand même super beaux et calmes.
On a aussi remarqué plein de séances photo. Apparemment, avant le Têt (le Nouvel An vietnamien), c’est courant de s’habiller en vêtements traditionnels et de prendre des photos. Ça ajoute vraiment à l’ambiance.






Une petite marche plus loin nous a amenés à un village de fabrication d’encens. Super photogénique. Des bouquets d’encens colorés étalés partout. Je suis juste content qu’ils le fabriquaient et qu’ils ne le brûlaient pas, parce que je déteste l’odeur. Honnêtement, je pense que je préfère l’odeur du durian.







Le dernier jour, j’ai pogné un rhume et je suis resté à l’hôtel pour récupérer pendant que Mylène amenait les enfants dans un centre d’achats avec un parc intérieur. C’est la version de Hué de Flying Squirrel. Je suis presque content d’avoir été malade et d’être resté en arrière. Ceux qui habitent à Ottawa, qui ont des enfants et qui sont déjà allés au Flying Squirrel vont comprendre pourquoi.
Eux autres ont eu du fun, pis c’est ça qui compte. Pis moi j’ai eu une chambre tranquille. Tout le monde gagne (sauf peut-être Mylène).



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