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Premiers jours au Vietnam : Hội An

Mylene
Mylène
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C’était le temps de dire « Xin chào » au Vietnam — notre 14e pays de cette aventure. Après une grosse journée de transport (avec une escale à Bangkok), on est arrivés à Hội An, où on est restés — oui, vous l’avez deviné — quatre jours.

Dès qu’on est sortis de l’avion, on se sentait différent. D’abord, la température avait baissé d’environ 10 degrés. Un accueil rafraîchissant… même s’il faisait encore 25 °C. On était plus que prêts pour cette nouvelle étape, et le Vietnam nous a surpris. On a choisi de rester à Hội An — un site du patrimoine mondial de l’UNESCO — plutôt qu’à Da Nang, la grande ville voisine. Da Nang est plus grosse et plus moderne, mais Hội An, ça nous ressemblait plus. Et wow… c’était fabuleux.

Mur de briques avec crépi qui s’effrite = séance photo improvisée

On est arrivés à l’hôtel tard le premier soir, fatigués et affamés. Comme tout voyageur responsable, on a choisi un resto au hasard près de l’hôtel avec de bonnes critiques Google et on a croisé les doigts. Et c’est là qu’on a découvert ce que ça veut dire, manger au Vietnam : une explosion de bruit et de saveurs.

La bouffe était incroyable — et un beau changement après la Thaïlande. Moins de riz, plus de verdure et d’herbes fraîches, des saveurs fraîches partout, et des prix ridiculement bas. Tu peux facilement manger pour moins de 2 $. Pho, rouleaux impériaux frais, bánh mì… et ce n’est que le début. On était assis sur des mini chaises en plastique au bord du trottoir, avec un spectacle de karaoké gratuit (et franchement discutable) de l’autre côté de la rue, pendant que des feux d’artifice éclataient au milieu de la route. Disons qu’on partait fort.

Le lendemain, on a passé des heures à se promener dans la vieille ville. Plusieurs rues sont fermées à la circulation une bonne partie de la journée, ce qui rend l’exploration à pied plus agréable. J’étais complètement fascinée par les bâtiments colorés, les lanternes partout et les décorations installées pour la fête du Tết qui approche. On a marché le long des canaux, fouiné dans les boutiques et absorbé l’ambiance.

À un moment donné, on est entrés dans une boutique de tailleur qu’on nous avait recommandée. On n’avait absolument aucune intention d’acheter quoi que ce soit. On voyage encore pour plusieurs mois, quand même. Et pourtant… 30 minutes plus tard, on se faisait prendre les mesures. Moins de 30 heures — et quelques essayages — plus tard, Joey sortait avec un complet sur mesure et moi avec une veste et un veston. C’est capoté. C’est abordable. C’est super bien fait. Ils peuvent littéralement te faire n’importe quoi. J’étais vraiment impressionnée.

Le soir, on est retournés près du canal pour le coucher du soleil — et c’était magique. Des milliers de lanternes illuminent les rues. Des bateaux flottaient sur la rivière pendant que des gens déposaient de petites lanternes en papier sur la rivière Hoài pour porter chance et honorer la tradition. On avait l’impression d’être dans un autre monde.

Y'a des lanternes partout!!
Elle a dit que c’était lourd, mais Joey n’a pas eu le cœur de lui dire que ce n’était pas si lourd que ça

Il faut aussi qu’on parle du café. Après Bali, j’avais des attentes très basses… mais oh que non. Le café vietnamien est d'un autre niveau. Fort, sucré, souvent avec du lait condensé — donc automatiquement meilleur. J’ai même essayé le café salé. Oui, salé. Ça sonne bizarre. C’est délicieux. Je ne fais pas les règles.

Les enfants voulaient absolument faire un atelier de fabrication de lanternes, alors on l’a fait un après-midi. C’était vraiment le fun et ils étaient TELLEMENT fiers de leurs créations. Je suis honnêtement surprise à quel point elles sont belles — et encore plus surprise que Teddy ne se soit pas collé les mains ensemble pour toujours. La colle, c’était du sérieux. Niveau industriel. Et légèrement buzzant si tu respirais trop proche.

Joey va garder ça job

Pour notre dernière journée, on a loué des vélos pour explorer à l’extérieur de la ville. Et quand je dis “loué des vélos”, je veux dire qu’on a payé 5 $ pour un vélo ÉLECTRIQUE pour la journée complète. Oui. Cinq dollars. Toute la journée. Je ne comprends toujours pas. Le seul hic? Pas de vélos pour enfants. Alors on a pris deux vélos électriques avec coussin et repose-pieds à l’arrière pour que les enfants s’assoient derrière nous. Rouler dans le trafic en ville, c’était… stimulant. Mais rapidement, on s’est retrouvés dans les rizières, et tout est devenu paisible.

C’était ma première fois sur un vélo électrique et je comprends maintenant l’engouement. Tellement le fun. Le paysage était irréel — des buffles tranquilles, des travailleurs dans les champs, du vert à perte de vue. On a traversé des petits jardins jusqu’à la mer. On s’est arrêtés dans un café au bord de la plage (pour un autre café salé, évidemment) et on s’est posés là à écouter les vagues. À un moment, pendant que j’étais à la salle de bain, un homme s’est approché de Joey avec son téléphone. Joey pensait qu’il voulait qu’il prenne une photo. Finalement, l’homme lui a montré une image et a demandé :

« Are you him? »

La photo? Ben Affleck.

Joey, mêlé mais flatté, a répondu que non… il n’était pas Ben Affleck. L’homme a ajouté : « Oh, sorry, I thought you were him. You are very handsome. »

C’est la deuxième fois pendant ce voyage que quelqu’un lui demande spécifiquement ça. Sérieusement.

Sur le chemin du retour, on s’est arrêtés luncher dans un autre café avec vue sur les rizières. Encore une fois, la bouffe était incroyable. Petite parenthèse : le Vietnam fait du pain ridiculement bon. Baguettes pour les bánh mì, croissants, pain au levain — tout est délicieux. L'influence française? Peut-être. Je ne suis pas ici pour donner un cours d’histoire, juste pour dire que ça fait du bien de manger du bon pain.

Et maintenant, la grand finale.

Sur le chemin du retour, Joey a décidé que c’était le moment de « tester » son vélo électrique. Il est parti. Vite. Très vite. J’avais de la misère à le suivre, surtout que les routes près des rizières n’étaient pas exactement de calibre Tour de France. À un moment, je l’ai vu arrêté plus loin et je me suis dit : « Oh, comme c’est gentil, il m’attend. »

Eh non.

Grosse crevaison sur la roue arrière.

On a contacté la compagnie de location, envoyé notre position, et ils nous ont dit qu’ils arrivaient bientôt. Après un moment, on a vu un scooter avec une petite remorque. « Ça doit être lui », on s’est dit.

Le scooter ralentit. S’arrête. Le conducteur descend… baisse ses pantalons… fait pipi sur le bord de la route… et repart.

Ce n’était pas notre aide.

Un peu plus tard, un autre scooter arrive — avec un homme qui transporte littéralement un vélo électrique complet à l’arrière en conduisant. Oui. C’était notre gars. Il a échangé les vélos comme si c’était la chose la plus normale au monde et on est repartis.

Joey a roulé pas mal moins vite après ça.

Et juste comme ça, nos quatre jours à Hội An prenaient fin. Cette petite ville remplie de lanternes nous a complètement volé le cœur. C’est chaotique mais paisible, traditionnel mais vibrant, touristique mais encore authentique à tellement de niveaux. Vietnam, tu nous as fait une très forte première impression. Et si le reste du pays ressemble à ces premiers jours, on est vraiment partis pour quelque chose de spécial.


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